Perfectionnisme et Procrastination

Vous savez que vous devriez commencer un projet, une tâche, mais vous n’arrivez pas à vous motiver pour le faire. Vous retardez un travail qui doit vraiment être fait pour le travail ou l’école. Ou bien vous commencez quelque chose, mais vous ne semblez pas pouvoir le terminer ?

Lorsque nous procrastinons, une des raisons sous-jacente est souvent le perfectionnisme.

Décryptage.

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Qu’est-ce que le perfectionnisme ?

« Le perfectionnisme, en psychologie, consiste à se comporter comme si la perfection pouvait et devait être atteinte. Sous sa forme extrême, pathologique, le perfectionniste considère toute imperfection comme inacceptable«  – Définition de Wikipédia que je trouve très juste.

Vouloir bien faire est différent de vouloir « faire parfaitement à tout prix ».

Ce qui rend le perfectionnisme toxique : ceux qui en sont prisonniers désirent le succès, ils s’efforcent surtout d’éviter l’échec. Ils s’attendent souvent à ce que l’affection et l’approbation des autres dépendent d’une performance sans faille.

Son rôle vicieux dans le fait de procrastiner

« Fais bien ou ne fais pas ». Ce genre d’expression vous dit quelque chose ?

Eh bien, souvent, les perfectionnistes choisissent de « ne pas faire du tout ». Leurs standards et normes de performances sont incroyablement élevées, c’est pourquoi ils ne tolèrent que le meilleur résultat possible (pour eux).

Comme ils se mettent une telle pression sur eux-mêmes, les perfectionnistes tergiversent et ne démarrent pas un projet ou une tâche. La peur de ne pas atteindre la perfection est responsable de ce type de procrastination.

Leur arbitrage entre « courir le risque de faire quelque chose d’imparfait » et « commencer, faire les choses et s’adapter au fur et à mesure » est rapide. L’option 1 est souvent privilégiée.

En résumé, pourquoi le perfectionnisme peut être vicieux ? Car en apparence noble (vouloir bien faire), ce trait de caractère cache un vice : il empêche d’avancer.

Comment vivre avec le perfectionnisme ?

En cas de trouble vraiment aigu causant de grosses anxiétés, j’imagine que faire appel à un professionnel de la psychologie ou de la préparation mentale est recommandé.

Pour aller plus loin
Procrastiner peut être une conséquence de troubles d’hyperactivité et d’anxiété. En savoir plus : La procrastination est-elle une maladie ?



Sinon, j’ai compilé quelques options intéressantes provenant de plusieurs études et revues psychologiques :

  • Comprendre le danger du perfectionnisme ;
  • Moins se comparer aux autres ;
  • Fractionner ses objectifs pour les rendre plus simples à atteindre.
Le perfectionnisme vs l'excellence

Pourquoi le perfectionnisme peut être dangereux ?

La perfection est une abstraction, une impossibilité.

Lorsqu’elle est poussée trop loin, la recherche de la perfection peut conduire à des résultats négatifs :

  • Procrastination ;
  • Tendance à éviter le défi ;
  • Pensée rigide « tout ou rien » ;
  • Comparaisons inutiles ;
  • Retard sur un projet ou une deadline ;
  • Créativité limitée.

Le perfectionnisme mal adapté est souvent motivé par la peur de l’échec, des sentiments d’indignité, une faible estime de soi.

Il y a une différence entre la recherche de l’excellence et l’exigence de la perfection. Les perfectionnistes positifs se fixent de beaux objectifs, vivent avec des normes de performance élevées, et sont capables de beaucoup travailler. Ils en font une force et non une faiblesse.

Moins se comparer aux autres

Facile à dire, moins à faire.

Beaucoup d’entre nous avons été conditionnés à viser des normes et des standards très hauts. Que ce soit à cause du cercle familial, des réseaux sociaux, des médias parfois. Mais ne pas vouloir agir pour changer sa vision (quand on peut, une fois sorti de l’enfance), c’est une responsabilité personnelle. Pas celle de la société ou des « autres » au sens large.

A lire : l’expérience du Marshmallow sur la volonté des enfants.

Cela nous amène à adopter un état d’esprit de comparaison, où nous nous évaluons par rapport aux autres dans presque tout ce que nous faisons. Je ne veux pas insinuer qu’on ne peut pas apprendre des autres. Mais vouloir tout le temps faire mieux n’amène pas toujours à de bons résultats.

Une habitude utile pour se sortir un peu de la comparaison avec les autres : Se comparer avec soi-même. Celui que vous étiez hier, la semaine dernière, le mois dernier.

  1. Quand une pensée de jalousie ou d’envie fait surface, prenez le temps de la contrecarrer ;
  2. Respirez un coup, pensez aux efforts que vous faites pour vous-même (la méthode Make Time peut vous y aider)
  3. Concentrez-vous sur l’activité ou l’action en cours, sans penser que votre résultat doit être « mieux, parfait » comparé au résultat des autres.

Visez plus petit, plus souvent

Au lieu de viser toujours le résultat final d’un projet ambitieux, ou d’un mode de vie « rêvé », allez-y petit à petit.

Concentrez-vous à vouloir bien faire toutes les petites actions qui « construisent » ce projet et vont dans le sens de ce que vous souhaitez faire ou devenir.

Un outil qui peut vous aider : Trello, pour organiser vos tâches visuellement et avancer dans un projet global, que je présente dans mon guide sur les applications de productivité. Le niveau de décomposition est infini, basé sur la méthode Kanban.

Sources :
« How to Overcome Your Perfectionist Tendencies » – Toni Bernhard J.D. -psychologytoday.com
« Procrastination Is Really Perfectionism » – Heather Rider – psychcentral.com

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